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« La Corse et Pascal Paoli, Pascal Paoli et la Corse, ces deux noms n'en feront plus qu'un à jamais. Sa renommée inspirera respect et admiration, et tant qu'il y aura sur terre des hommes libres, son nom sera lié à celui des bienfaiteurs magnanimes des peuples. »

 

 Francescu Ottaviani Renucci – Storia della Corsica 1834.

  

La naissance de Pascal Paoli (1725-1807) coïncide avec le début de la révolution corse en réaction à l'occupation génoise. En 1755, il est élu général de la nation corse, dote la Corse d'une Constitution et de ses institutions. Le traité de Versailles du 15 mai 1768 entre la France et Gênes scelle le transfert de souveraineté sur la Corse. Paoli déclare immédiatement la guerre au royaume de France.

C'est l'époque de l'émergence d'un véritable mythe paolien, animé par les hommes des Lumières, principalement Jean Jacques Rousseau, Voltaire, James Boswell. Après la défaite des troupes corses en 1769, Paoli s'exile à Londres où il est reçu en héros.

Vingt ans plus tard, il rentre en France où il est accueilli par la Constituante, honoré par Lafayette, Mirabeau, Robespierre, et acclamé par le peuple. De retour en Corse, il est confronté à de nouvelles turbulences impliquant la France et l'Angleterre. De nouveau contraint à l'exil, il meurt à Londres où il est enterré dans la crypte de WESTMINSTER au milieu des princes de l'Angleterre. Un buste est placé au dessus de sa tombe, avec cette inscription : « à la mémoire de Pascal Paoli, un des plus éminents et des plus illustres hommes de son temps ».  Ses cendres sont  ramenées en Corse en 1989.

Homme des Lumières, Pascal Paoli constitue pour tous une référence et incarne pleinement les valeurs des hommes libres et égaux.

La revendication universitaire s'exprime dès les débuts de la révolution corse, en 1731. L'Université de Corse ouvre finalement ses portes en 1765 à Corte. Fréquentée par Rousseau et Voltaire, les historiens s'accordent à lui reconnaître la qualité d' « université des Lumières ». Une chaîne d'éthique, qu'on ne trouve dans aucune autre université italienne de l'époque, manifeste l'intention de faire place, à côté de la théologie morale, à une science du bien et du mal éclairée par les seules lumières naturelles. Sa fermeture en 1768 scelle la défaite de la jeune nation corse face aux troupes du roi de France.

En 1981, sous l'influence d'une vaste mobilisation populaire, elle rouvre ses portes. Aux difficultés de tous ordres, elle oppose durant des années la motivation sans faille de chacun des membres de la Communauté Universitaire, ce qui lui permet d'aller toujours plus de l'avant.

L'histoire moderne de l'Université de Corse, c'est celle de cette montée en puissance, pas encore achevée à ce jour. C'est aussi l'histoire d'un pari, et d'une réussite reconnue aujourd'hui unanimement. C'est enfin l'affirmation réitérée des valeurs d'humanisme et de tolérance, portées par l'université de Corse, dans une société corse en quête de sérénité.

« Toute l'Europe est Corse. »

Voltaire


Page mise à jour le 01/07/2013 à 11:03


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