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Texte de référence : Etat des lieux de l’Emploi scientifique
Le nombre de doctorants a augmenté de près de 6000 ces sept dernières années pour atteindre un nombre d’environ 67600 thèses en préparation. Parallèlement, le nombre de doctorats délivrés a atteint le chiffre de 11000 en 2006-2007, en hausse de plus de 3000 depuis 2000-2001. Ces chiffres figurent dans le récent rapport sur « L'état des lieux de l'emploi scientifique en France », réalisé par les services du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
En 2008-2009, 60 % des doctorants étaient financés, selon le rapport. Ce taux était de moins de 50 % en 2000-2001 et il a stagné jusqu'en 2005-2006. « Il existe une pluralité des sources de financement », précise le document. En 2008, 35 % des doctorants qui bénéficiaient d'un financement touchaient une allocation du MESR, 15 % un financement d'un gouvernement étranger, 11 % étaient payés par un organisme de recherche, 10 % s'inscrivaient dans le dispositif Cifre, et 9 % étaient soutenus par une collectivité. Des écoles d'ingénieurs, des entreprises, des associations et d'autres ministères financent aussi, mais de façon minoritaire, des allocations doctorales.
25 % de nouveaux entrants
Les doctorants inscrits en sciences exactes et Staps sont majoritaires (42 %), les lettres, langues et sciences humaines représentent plus d'un tiers des inscrits (36 %), le droit, l'économie et AES 20 %, la santé 2 %. Quand l'on considère le flux de doctorats délivrés annuellement, cette répartition se modifie. Ainsi, 59 % des diplômés le sont en sciences exactes et 25 % en lettres, langues et sciences humaines.
En 2008/09, parmi les 67600 doctorants, 25 % sont de nouveaux entrants. Ces nouveaux inscrits sont les plus nombreux à s'inscrire en sciences exactes et Staps (47 %). Un tiers d'entre eux préparent un doctorat en lettres, langues et sciences humaines (33 %). Le droit, économie et AES ne représentent que 18 % des nouveaux entrants.
De quelle formation universitaire proviennent les doctorants inscrits en 2008-2009 ? 65 % ont obtenu un master recherche auparavant, 12 % un master « indifférencié », 9 % un master professionnel, 6 % viennent d'une filière d'ingénieur en université et 8 % d'autres formations.
Âge moyen des doctorants
L'âge moyen des doctorants en première année de doctorat est de 29 ans. Lors de la première inscription, il est de 26 ans en sciences exactes et Staps. Pour les autres disciplines, il varie de 29 ans en santé à 32 ans en lettres, langues et sciences humaines. L'âge moyen des doctorants de sciences humaines et sociales lors de leur première inscription, supérieur à la moyenne des autres secteurs disciplinaires, « reflète la présence d'un nombre important de primo-inscrits en doctorat déjà engagés dans une activité professionnelle hors recherche (par exemple, un flux de recrutements significatifs d'enseignants du secondaire dans les secteurs disciplinaire lettres, langues, sciences humaines et droit, économie) », précise l'étude.
Toutes disciplines confondues, lors de leur première inscription, 45,5 % des doctorants ont au plus 25 ans, 30,4 % ont entre 26 et 30 ans. Cette répartition par tranche d'âge varie entre les disciplines. Ainsi, la part des doctorants âgés au plus de 25 ans la plus élevée est en sciences exactes et Staps (60,3 %), la moins forte en lettres, langues et sciences humaines (27,1 %). Elle est comparable dans les disciplines de santé et de droit-économie-AES (respectivement 38,3 % et 36,4 %).
Durée des thèses
Toutes disciplines confondues, 35 % des thèses sont terminées en moins de 40 mois, 34 % en 40 à 52 mois, 20 % en 52 à 72 mois et 11 % en plus de six ans. En sciences exactes, la majorité des doctorats (51 %) durent moins de 40 mois, 37 % durent de 40 à 52 mois, 10 % de 52 à 72 mois et 2 % plus de six ans. En sciences du vivant, 46 % des thèses sont bouclées en 40 à 52 mois et 32 % en moins de 40 mois. 28 % des doctorats de SHS se poursuivent au-delà de 6 ans, et 33 % sont achevés en 52 à 72 mois.
La part des femmes dans l'effectif global de doctorants est de 47 %. Toutefois, on observe « une grande disparité selon les disciplines ». En effet, la part des femmes qui préparent un doctorat en sciences fondamentales et ses applications est de 28 %. Elle s'élève à plus de 66 % en lettres et en langues. |